Notre vision est de maintenir la compétitivité du café haïtien sur les marchés mondiaux tout en conservant l’écosystème lié à la culture

Production

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Observations générales sur la production

 

Haïti avec ¾ de montagnes et des sols de types calcaires et d’alluvions réentes possèent des espaces aptes à la culture caféière. La majorité du café est cultivée dans les régions de montagne humide avec altitude supérieure à 700 mètres une pluviométrie annuelle allant jusqu'à 2500 mm. Ces conditions climatiques sont donc optimales pour obtenir un café de grande qualité intrinsèque.

Par ailleurs, les structures de micro-production (jardins créoles en polyculture) avec 85% des superficies ne dépassant pas 2 hectares constituent une garantie de durabilité de l’éosystèe caféier. Plus de 80% des surfaces seraient cultivées avec zéro intrant chimique ; ce qui est un premier pas fondamental vers la certification biologique. La prédominance de la variété Typica avec ses caractéristiques organoleptiques très appréciées dans l’industrie) dans les exploitations agricoles (environ 90%) positionne favorablement la production caféière nationale sur les différents marchés gourmets du monde entier.

 

A côté des ces atouts, la filière est confrontée à des contraintes, tels que :

La baisse de la production (perte des surfaces emblavées en café estimées à 1% annuellement). Même si les chiffres restent encore très aléatoires, le constat du déclin progressif de la production caféière en Haïti depuis une cinquantaine d’annés est manifeste. Avec 0.262 % de la production mondiale selon le classement de l’OIC, le pays n’est actuellement qu’un producteur marginal.

La faiblesse du rendement à l’hectare (225 kg/ha) trè en deçàde la moyenne mondiale 600 kg/ha

Le vieillissement des plantations (âge moyen plus de 40 ans pour les Typica et environ 20 ans pour les Catura) alors que l’âe utile du caféer avec un rendement optimal est de 25 ans.

Le vieillissement des planteurs dont la moyenne d’âe autour de 56 ans est proche de la retraite, ce qui est très inquiétant pour l’avenir du cafésur les 25 prochaines années

La présence de maladies et ravageurs non contrôlés, notamment les pourridiés, la Rouille Orangée (Hemileia Vastatrix) despistée au cours des deux dernières années et capable de détruire totalement une plantation si aucune intervention n’est reliesée.

L’enclavement des zones de production limitant les conditions de production d’un caféde qualité et augmentant les coûts de production en raison des mauvaises conditions de transport.

La non identification des terres à potentialité caféière qui empêche de projeter une extension planifiée des surfaces caféières à travers le pays.

Les principales causes identifiées à l’analyse de ces contraintes se réument en :

l’absence de recherche systéatique (fondamentale et appliqué) au niveau de la filièe afin d’obtenir les informations néessaires àla prise de bonnes déisions

Le manque d’investissements (de moyens) au niveau de la filière (seulement 30% de ce qui est nécessaire)

Le mauvais état des routes d’accè aux zones caféèes

L’absence modèe éonomique (normes mal déinies et itinéaires techniques inexistants)

Les recommandations à ce niveau vont vers :

Un recensement général au niveau de la filière à partir du Programme National de Traçabilité. Il s’agit d’un systèe éectronique moderne permettant une traçbilitéintéré touchant l’indentification des planteurs, la gé-localisation des parcelles, ainsi que l’enregistrement des transactions et une évaluation systématique des facteurs de production

Une responsabilisation des réseaux et des coopératives pour la vulgarisation et la collecte des données de référence en y associant les jeunes et les femmes

La mise en place de recherche (fondamentale et appliquée) et de vulgarisation stable dans les réseaux

L’octroi de prês àtaux bonifié et subventions pour l’éablissement de nouvelles plantations, la réééation et l’intensification suivant le modèle KOREJADEN

L’éaboration d’un plan de recherche, de formation et de vulgarisation massive en donnant la priorité aux jeunes et aux femmes

Une attention spéciale sur le problème de la rouille (plan de combat spécifique)

Les amélirations des voies de pénétration: routes vicinales (agricoles)

La définition d’un paquet technique adaptéau milieu

La remise en valeur des fermes d’Etat et y intérer entre autres des centres de préparation des semences




Source Jean-Marc VITAL , DIAGNOSTIC DE LA FILIERE CAFE EN HAITI 

Lancement du programme KOREKAFE de consolidation de la compétitivité et durabilité des coopératives caféières haitiennes, financé par MARNDR-INCAH, BID, FOMIN, AFD, appui de NESTLE et Fédération Colombienne à hauteur de 2 281 109 euros, et exécuté par AVSF.
Plus d'un million de plantules subventionnées cette année, 15 centres de préparation de café réhabilités et deux (2) nouveaux centres construits. Un effort à apprécier à sa juste valeur.
Monday the 18th. Notre vision est de maintenir la compétitivité du café Haïtien sur les marchés mondiaux tout en conservant l’écosystème associé à la culture
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